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Côte d’Ivoire

Association nationale des Organisations de Producteurs agricoles de Côte d’Ivoire (ANOPACI)

  

 

 

 

 

Contact

Adresse:Abidjan Cocody, citée des Arts, rue C7,20 BP 937 Abidjan 20 - Côte d’Ivoire

E-mail: anopaci@yahoo.fr

Tel: +225 22 44 11 76

Fax: +225 22 48 91 96

Mobile: +225 05 88 86 08

Président: Aka Mathias NGOAN - ngoanakamathias@yahoo.fr

Coordonnateur: Essoh Marie Florant AKPRO - akproessoh@yahoo.fr

http://anopaci.info

Couverture géographique. Nationale: l’ANOPACI couvre l’ensemble du territoire.

Historique de création

Date de création: 19 mai 1998

Au début des années 90, le processus de libéralisation des filières initiées par les institutions de Bretton Woods[1] va considérablement bouleverser le paysage agricole ivoirien. Peu structurés et faiblement organisés, les producteurs ne disposaient pas de moyens suffisants (ressources humaines compétentes, ressources financières) pour se substituer au désengagement de l’Etat. Aussi est-il apparu nécessaire et urgent que les producteurs se regroupent au sein d’organisations fortes représentatives et responsables dans un environnement en pleine évolution. Ces raisons ont poussé le monde agricole à s’organiser pour prendre en main leurs filières respectives et promouvoir leur métier.

1992, marque la fin des sociétés d’Etat, comme Palmindustrie (palmier à huile), la Société pour le Développement des Productions Animales (SODEPRA - élevage), la Société d’Assistance et de Modernisation de de l’Agriculture de Côte d’Ivoire (SATMACI - café cacao), la Compagnie Ivoirienne de Développement des Produits Viviers (CIDV - vivrier), qui ont donné naissance à l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER). Dans son désengagement, l’Etat a associé les producteurs au processus de restructuration du monde rural. Il y a eu alors l’émergence des Organisations Professionnelles Agricoles (OPA) avec l’avènement de la loi coopérative de 1997. Un certain nombre d’OPA naissent au cours de cette période: URECOSCI au Nord (Union Régionale des Entreprises Coopératives des Zones des Savanes de Côte d’Ivoire) soutenu financièrement et techniquement par le Centre d’Etude et de Coopération Internationale du Canada (CECI), l’UACI et l’APROCASUDE  (Union des Aviculteurs de Cote d’Ivoire et l’Association des Producteurs d’Ovins et Caprins du Sud-Est), soutenues par la Caisse Française de Développement (CFD devenue Agence Française de Développement AFD), l’OCAB (Organisation Centrale des producteurs exportateurs d’ananas, banane, mangue), bénéficiant de financements de l’Union Européenne, etc.

En 1994, certaines organisations faitières se regroupent au sein d’une plate-forme de concertation, son institutionnalisation verra la naissance de l’ANOPACI le 19 mai 1998. Cette dernière est donc le fruit de la mobilisation des organisations paysannes devant le désengagement de l’Etat et à l’effritement du revenu des producteurs.

Après la dissolution des chambres d'agriculture en 2001, les missions de ces dernières sont, de fait, assurées par l’Association Nationaledes Organisations Professionnelles Agricoles de Côte d’Ivoire (ANOPACI).

Statut. L’ANOPACI est une association

Membres[2]. L’ANOPACI est le regroupement d’organisations du milieu paysan ivoirien le plus important du pays, elle est le seul réseau d’organisations professionnelles au niveau national qui fédère les principales filières agricoles, d’élevage et de la Microfinance (liste non-exhaustive):

  • L’Association des Producteurs Agricoles de Côte d’Ivoire (APACI)
  • L’Association des Producteurs de Caoutchouc Naturel de Côte d’Ivoire (APROCANCI)
  • L’Association des Producteurs de Porcs de Côte d’Ivoire (APPORCI)
  • L’Association des Producteurs d’Ovins et Caprins du Sud-Est (APROCASUDE)
  • L’Association Nationale des Riziculteurs de Côte d’Ivoire (ANARIZ-CI)
  • L’Association Nationale des Aviculteurs de Côte d’Ivoire (ANAVICI)
  • L’Association Professionnelles des Producteurs et Exportateurs de Cola de Côte d’Ivoire (APPEXCOCI)
  • L’Organisation des Producteurs de Caoutchouc Naturel (OPCN)
  • L’Organisation Centrale des producteurs-exportateurs d’Ananas et de Bananes (OCAB)
  • L’Association pour la Promotion des Exportations Agricoles non-traditionnelles (PROMEXA)
  • L’Organisation des producteurs exportateurs de Bananes, d’Ananas, de Mangues et autres fruits d’exportation de la Côte d’Ivoire (OBAM CI)
  • L’Union Régionale des Entreprises Coopératives de la zone des Savanes de Côte d’Ivoire (URECOSCI)
  • L’Union des Coopératives Agricoles de Côte d’Ivoire (UCOOPAGCI)
  • L’Union des Aviculteurs de Côte d’Ivoire (UACI)
  • L’Union Inter-régionale Victoire (UIREVI)
  • La Fédération des producteurs de canne à sucre villageoise (FEPCANVICI)
  • La Fédération Nationale des Coopec de Côte d’Ivoire (FENACOOPCI)
  • La Fédération Nationale des Coopec de Côte d’Ivoire (UNACOOPEC-CI)
  • La Fédération Nationale des Coopératives de Palmier à Huile de Côte d’Ivoire (FENACOPAHCI)
  • Le réseau des productrices de Viviers en Côte d’Ivoire (REPROVICI-
  • La Plate-forme des Femmes Agricultrices de Côte d’Ivoire (PFACI)
  • Le Collège des Jeunes Agriculteurs de Côte d’Ivoire (COJACI)

Objectifs/missions de l’OPN

Objectifs: les objectifs poursuivis par ANOPACI se déclinent sous les aspects de promotion de l’homme, de solidarité professionnelle, d’esprit d’entreprise et de responsabilité. L’association cherche ainsi à apporter des réponses aux questions transversales en assurant la défense des intérêts des producteurs, promouvoir la professionnalisation de l’agriculture, améliorer le revenu et cadre de vie des agriculteurs, valoriser le métier de l’agriculteur. La plate forme se charge prioritairement d’apporter des réponses aux questions transversales.

Plan de développement 2010-2019: Pour les 10 années à venir l’ANOPACI vise à accroitre son dynamisme, à être incontournable, capable d’assurer d’une part, la défense des intérêts des agriculteurs en influençant de façon significative, les grandes décisions et orientations politiques sur l’agriculture ivoirienne, et d’autre part à répondre aux attentes des OPA du secteur agricole en Côte d’Ivoire. L’objectif est donc (i) de se donner les moyens de son action et développer sa présence de proximité soustraite des guerres de leadership et financièrement autonome, (ii) influencer de façon significative, les orientations et les décisions nationales et internationales sur l’agriculture et le commerce des produits agricoles de côte d’Ivoire, (iii) d’être reconnue est reconnue d’utilité publique, (iv) de parvenir à une amélioration de l’environnement de la production et de la commercialisation des produits agricoles, (v) de réduire la « pénibilité » du travail de l’agriculteur et participe à l’amélioration de son revenu.

Secteurs d'intervention, activités, services aux membres

Principaux secteurs d'intervention: Représentation et plaidoyer, renforcement des capacités de ses membres et a développé un service de SIM (système d'information sur les marchés)

a) Représentation et plaidoyer

Participation à l’élaboration des politiques et analyse. Au niveau national, l’ANOPACI s’est fortement impliquée sur les questions de financements du développement et des exploitations, la fiscalité agricole, la définition d’une politique de revenu des agriculteurs, la politique de commercialisation de la production agricole. Depuis plusieurs années, elle évoque la nécessité d’élaborer une Loi d’Orientation Agricole, prévue par les autorités gouvernementales dans le cadre du Programme National d’Investissement Agricole (PNIA 2010-2015). Elle s’impliqué activement dans la création du cadre de concertation entre les Organisations Paysannes Agricoles (OPA) et les pouvoirs publics. Elle a joué l’association a joué un rôle important dans l’élaboration et la mise en œuvre du projet de création du Fonds Interprofessionnels pour la Recherche et le Conseil Agricoles : le FIRCA. Elle a soutenu les organisations agricoles lors de la privatisation de la filière coton.

Concernant la sécurité et la souveraineté alimentaire, l’ANOPACI assure la vice-présidence du bureau de l’Alliance nationale de lutte contre la faim et la présidence de la Coalition Ivoirienne de Biovigilance (ci-BIOV) qui regroupe une soixante d’organisations de la société civile refusant les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).

Au sujet des échanges internationaux, elle participe aux négociations de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et des Accords de Partenariat Economique (APE). A travers le ROPPA, l’ANOPACI est en pointe sur les négociations liées au Tarif Extérieur Commun (TEC) de la CEDEAO, en demandant la participation du ROPPA au comité de gestion du TEC, des mesures de sauvegarde sur les produits stratégiques (riz, maïs, lait et blé) et la protection de la production locale.

b) Renforcement des capacités des membres:

  • L'ANOPACI apporte régulièrement des appuis à ses membres en matières d’organisation, de structuration, et de financement ;
  • L'ANOPACI organise des voyages d’études et des formations afin d’améliorer la gestion des exploitation et les capacités de négociations de ses membres au sein des interprofessions face aux pouvoirs publics ou aux partenaires techniques et financiers.

c) Système d'Information sur les Marchés: En partenariat avec l’ANADER et le CTA, l’ANOPACI a monté un système d’information sur les marchés couvrant 15 départements.

Partenariats

a) Adhésion à d'autres plateformes et réseaux

L'ANOPACI est membre du ROPPA et par ce biais de l'Organisation panafricaine des agriculteurs (PAFO)

b) Partenariats

L’ANOPACI a développé des partenariats avec l’ANADER, le FIRCA, le CNRA, le CSRS, le CTA, MISTOWA, le ROPPA, AgriCord, la FIPA, l’AFDI, l’UPA-DI.  Elle participe directement ou via ses membres à des interprofessions ou des réseaux mondiaux.

PAOPA (FIDA, Union Européenne, Direction du développement et de la coopération suisse (DDC), Agence Française de Développement - AFD).L’ANOPACI participe au PAOPA/SFOAP en tant que membre du ROPPA.

Systèmes d’information des marchés. La mise en place d’un système d’information des marchés a mobilisé l’ANADER et le CTA, qui ont été rejoins par AGRICORD (4 PIV), MISTOWA, UPA-DI (évaluation et renforcement), AGRITERRA (Renforcement) et le FIRCA (Evaluation).

AFDI : la Côte d’Ivoire a bénéficié du programme de professionnalisation de l’AFDI, avant même la création de l’ANOPACI. Les deux organisations vont notamment collaborer sur le processus de mise en œuvre de la LOA. Pour plus d’ informations cliquer ici.

Publications de référence, études de cas, capitalisations d'expériences

Conflit pasteurs – éleveurs dans la région du Bafing. La crise politique de 2002 a particulièrement touchée les populations rurales, notamment dans la région du Bafing. La porosité des frontières environnantes a causé le développement d’une activité de pastoralisme nouvelle, marquée par des mouvements de troupeaux incontrôlés. Cela a entrainé sur des conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs touchant toutes les communautés, menaçant la cohésion sociale et contribuant à l’accroissement de la pauvreté.

Système d’information des marchés. A partir de 2002, l’ANOPACI va s’engager dans le développement d’un système d’information des marchés. Il permet de collecter les informations techniques, économiques (prix de revient) et commerciales (prix, volumes, offres) pour quatre filières principales : ananas-banane, cultures vivrières, maraîchage et élevage.

Le sytème couvre 15 départements. Les informations sont restituées dans des points d’information villageois (PIV) par affichage, un bulletin trimestriel est diffusé, et dans des émissions radios dédiées à l’agriculture. Chaque animateur de PIV suit quatre à cinq marchés. L’information est traitée sur pace, et transmise à la coordination. Elle est également transmise par le site Internet Tradenet, qui permet d’échanger dans la région.  Les producteurs ont ainsi plus d’armes pour négocier, la suspicion entre vendeurs et acheteurs s’estompe. Les revenus augmentent, les cultures sont intensifiées.

Pour plus d’ informations cliquez ici.

Participation aux politiques publiques. En 1999, l’Association a fait barrage à un projet du gouvernement visant à créer un Fonds National de Développement Agricole qui serait abondé par des prélèvements effectués sur les produits agricoles. Apres cinq années de vives discussions dans un contexte de forte instabilité politique, le Fonds Interprofessionnel pour la Recherche et le Conseil Agricoles (FIRCA) a vu le jour après avoir pris en compte les préoccupations de l’association. Le fonds est aujourd’hui géré par les producteurs, financé par la profession qui finance des projets directement issus des filières.

 

 

 

 

 



[1] La banque mondiale et le Fonds Monétaire International

[2]Number, type, ration female/male, etc.